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la meditation comme chemin de guerison : conseils et pratique

La méditation comme chemin de guérison : conseils et pratique
(Extrait de l’ouvrage “Reiki, ouvrir le coeur, éveiller l’esprit”,
paru aux Éditions du Rocher en mars 2001)

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zazen

illustration : D.R

Nous ne pratiquons pas la méditation pour réprimer nos sensations, mais comme moyen de veiller sur elles, d’être leur garde avec un soin affectueux, sans violence. Quand nous pouvons maintenir l’attention consciente, nous ne sommes pas emportés ou submergés par nos sensations, ni noyés dans nos conflits intérieurs. Nourrissant et maintenant l’attention consciente, nous essayons de prendre conscience de nos formations internes et de nos conflits à mesure qu’ils se manifestent. Nous les recevons avec amour, comme une mère prend soin de son enfant dans ses bras : "l’attention consciente est présente, et je sais que j’ai assez de force pour être en contact avec mes noeuds intérieurs."

Thich Nhat Hanh1

Au lieu de démissionner du monde, vous pouvez prêter attention à votre corps, à votre respiration, à vos sentiments, à vos pensées jusqu’à ce que vous ayez dépassé toutes les différences et limitations, et réalisé ce que nous appelons la présence de Dieu. Nous sommes tous “un” avec la réalité ultime.

Père Bede Griffiths2

Je souhaite une fois de plus m’exprimer au sujet de la méditation, pratique si précieuse à mes yeux, à la fois complémentaire et indissociable de celle du Reiki. J’en ai fait mention de nombreuses fois, durant les stages que j’anime et notamment dans mes trois ouvrages. Bien que transmettant les initiations du Reiki, je ne me considère pas pour autant comme un “maître de méditation” et je n’ai aucune autorité spirituelle pour l’enseigner convenablement. Toutefois, je peux partager avec vous mon expérience et suggérer quelques conseils élémentaires, comme de s'asseoir en silence et de respirer en conscience, pleinement attentif. Je vais donc particulièrement m’inspirer ici des recommandations de pratiquants ayant atteint une réalisation authentique en ce domaine.
La méditation est à notre portée comme l’est chacune de nos respirations. Rendons simplement ce processus instinctif de plus en plus conscient. Avec un peu d’entraînement, vous vous apercevrez que le support utilisé, l’attention au souffle par exemple, devient progressivement moins important. Il se développe alors un sentiment de présence spontanée à mesure que disparaissent les émotions conflictuelles et l’agitation mentale. Cette disponibilité à l’instant devient plus naturelle et une façon ouverte et merveilleuse de vivre. Par conséquent, si nous devenons plus présents à nous-mêmes, le monde et les êtres qui y vivent le deviennent aussi. Si nous devenons conscients de la vie en nous et autour de nous, alors tout devient précieux et rempli de la même énergie de vie.
Il y a cependant un comportement juste à trouver au sein d’une telle pratique : celui de rencontrer et de voir pleinement ce qui s’élève dans l’esprit, ce qui demeure dans l’esprit, ainsi que ce qui disparaît de l’esprit. Il faut donc s’offrir un espace suffisamment grand et ouvert pour accueillir toutes les turbulences intérieures parfois refoulées depuis longtemps, sans chercher à les supprimer pour autant. Il nous faut faire briller la lumière de la conscience et de l’attention.

En bref, demeurez sans artifice sur tout ce qui peut survenir dans l’esprit. Ne réagissez pas, ni en encourageant ni en inhibant.

Patrul Rinpoché3

Apportons maintenant quelques conseils de base afin de réaliser ce que les enseignements bouddhistes nomment les trois immobilités : celles du corps, de la parole et de l’esprit. Pour ce qui est de la posture physique, elle consiste à maintenir le dos droit, mais sans raideur excessive pour autant, afin que les énergies subtiles puissent y circuler librement, que l’on soit assis sur un coussin jambes croisées, ou sur une chaise les pieds bien à plats sur le sol. Il est d’ailleurs enseigné que l’esprit chevauche les souffles contenus dans les canaux du corps. Si le corps adopte une bonne position, nous sommes alors sûrs que l’énergie circulera correctement et que l’esprit retrouvera une condition de clarté naturelle.

Par la rectitude du corps, les canaux subtils sont droits. Par la rectitude des canaux, les souffles subtils sont droits. Par le contrôle des canaux et des souffles, l’esprit est fixé.

Karmapa Ouangtchouk Dorjé4


Le corps doit être immobile et solide comme une montagne, et l’esprit aussi vaste que le ciel. Votre assise doit manifester la stabilité et la dignité. La paume des mains repose naturellement sur les genoux, dans une posture dite “à l’aise”, ou bien en dessous du nombril dans le mûdra de la méditation, l’une sur l’autre et les pouces joints.

Soyez assis avec toute la majesté inaltérable et inébranlable de la montagne. La montagne est complètement naturelle et bien établie sur ses bases, quelle que soit la violence des vents qui l’assaillent ou l’épaisseur des nuages sombres qui tourbillonnent à son sommet. Assis comme une montagne, laissez votre esprit s’élever, prendre son essor et planer dans le ciel.

Sogyal Rinpoché5


Mikao Usui en posture de zazen shikantaza

Mikao Usui en posture de zazen shikan taza
(Extrait du livre “Reiki, les voies du coeur”, Walter Lübeck, Ed. Guy Trédaniel)


Gardez les yeux ouverts, ou mi-clos. Évitez de les laisser fermés durant toute votre méditation, afin de ne pas vous sentir coupés et séparés du reste du monde. Sogyal Rinpoché insiste en disant que notre méditation et notre regard devraient être vastes comme l'étendue de l’océan.

Les yeux sont immobiles, stables comme un lac, le regard n’étant forcé d’aucune manière, mais détendu, posé, insensible aux apparences. Tout se reflète en lui, comme les étoiles et les constellations dans un lac.

Kunzang Péma Namgyèl6


C’est un point important car, dans certains enseignements comme le Dzogchen, il existe une pratique spécifique où l’on plonge et unit son regard avec l’espace face à soi (mais non face au soleil), afin que le ciel extérieur révèle le ciel intérieur et que ce dernier dévoile le ciel intime, ou secret, la clarté originelle de l’esprit. Lorsque l’on est débutant, on peut toutefois garder ses yeux fermés au début de la séance afin de trouver en soi-même un état calme et relaxé. Mais attention de ne pas transformer sa pratique en une “méditation sauna”, ainsi que l’expriment avec humour certains maîtres tibétains, c’est-à-dire une forme de méditation où règne un certain confort mais sans clarté ni présence éveillée. Un tel méditant reste comme replié à l’intérieur de lui-même. Cela n’est certes pas la voie de la libération, mais le prolongement de l’état confus et hébété de l’esprit.
La parole est dite silencieuse. Aucun mot n’est prononcé, aucun murmure n’est exprimé. La respiration demeure naturelle, ni forcée, ni contrôlée ni disciplinée, comme c’est le cas dans certaines méthodes de yoga ou de pranâyama.

La parole est immobile, elle ne déclare rien, ne récite ni mantra, ni prière, ni texte de pratique. Aucun exercice des souffles ou du souffle, la respiration est totalement sans effort et totalement détendue.7

Le mental est au repos. Demeurez calme et tranquille, l’esprit complètement relâché mais vif et alerte à la fois.

Ensuite, appliquez les instructions qui permettent de poser et de stabiliser la conscience : ne pas ressasser, repasser, revivre ou analyser les événements passés ; ne rien prévoir pour les périodes à venir ; ne rien fabriquer dans le présent, laisser le mental en congé ; demeurer simplement dans l’état originel.8

Il est dit que si l’on crée les conditions favorables dans son corps et son environnement, la méditation et la réalisation s’élèveront automatiquement. Il n’y a donc rien à rechercher, rien à imposer ni rien à contrôler.

Pendant la méditation, l’esprit est déposé de manière égale dans son état naturel. Il est comme une eau tranquille qui n’est pas agitée par les ondes ou la brise. Quand une pensée ou un changement s’élève dans cette immobilité, elle prend forme comme une vague sur l’océan et disparaît de nouveau. Laissée naturellement, elle se dissoudra naturellement. Quelle que soit la perturbation qui fait irruption dans l’esprit, si vous la laissez être, d’elle-même, elle s’épuisera et se libérera. Ainsi, la vue obtenue par la méditation est que tout ce qui apparaît n’est rien d’autre que le déploiement ou la projection même de l’esprit.

Dudjom Rinpoché9

Enfin, il y a la méthode royale qui consiste à retourner la flèche de l'attention vers elle-même, par le fait de devenir conscient d'être conscient. Non seulement il y a là le fait d'être présent à ce qui est, mais il y a en plus la parfaite connaissance que nous sommes présent. Il convient donc d'observer l'observateur, de retourner le regard vers cela même qui perçoit, vers ce qui est conscient d'être, et qui se trouve en amont de tout ce qui s'élève dans la conscience. Ceci est la Présence impersonnelle non-duelle !

A partir de maintenant, pendant la méditation, concentrez votre pensée non pas sur l'acte de voir ni sur ce que vous voyez, mais sur Cela qui voit.

Ramana Maharshi

En résumé, lorsque vous êtes en méditation, plutôt que de batailler avec vos pensées, retournez l'attention vers elle-même et diriger-la vers cela même qui pense et qui observe les pensées ! Le point n'est pas qu'il y ait ou non des pensées, mais de demeurer dans un état de clarté intérieure et de présence-conscience à ce qui est.
Lorsque vous portez votre regard, revenez à cela en vous qui voit. Lorsque vous percevez un son, plutôt que de vous perdre dans le son entendu, prêtez attention à cet espace d'accueil en vous, qui entend. Si vous avez un ressenti particulier, plutôt que d'être distrait par cette sensation, revenez immédiatement, au moment même où la sensation apparaît, à ce "centre de conscience" toujours présent et disponible, d'où elle s'élève. "Attrapez-vous vous-même", enseignait un maître tibétain !
Quelles que soient les expériences qui se manifestent, il est possible, d'instant en instant, et pour chacun d'entre nous, de revenir à cette conscience-miroir qui perçoit, évitant ainsi de se perdre dans le contenu des expériences elles-mêmes. Soyez ce veilleur silencieux intemporel !
Quelles que soient les circonstances et votre condition mentale, vous saurez alors toujours rester présents à vous-même, retrouvant cet espace de paix et d'immobilité intérieure.

Ainsi qu'on l'a vu, il peut y avoir de nombreuses pratiques différentes, telles que l’attention au souffle, la méditation marchée, la récitation de mantras, la visualisation de symboles, la contemplation de l’esprit sur la dévotion ou la compassion, etc., mais, quel que soit le support utilisé pour notre méditation, le but de celle-ci est qu’elle nous ramène à la nature véritable de notre esprit. Une fois que nous avons trouvé ce qu’il y a d’essentiel à l’intérieur de nous-mêmes, nous pouvons dépasser la “technique” et seulement demeurer dans une condition d’ouverture. Restons simplement éveillés et présents. N’ayons pas trop d’attente, d’espoir ou de regret par rapport à notre pratique. Apprécions le simple fait d’être vivants, dans l'instant présent.
Je désire maintenant laisser la place aux élèves du moine zen Thich Nhat Hanh (qui pratique et enseigne l’art de vivre dans la “pleine conscience”). Leurs paroles sont une source d’inspiration authentique et nous invitent à développer plus de diligence pour la méditation assise, dans un esprit de compassion pure envers soi-même :

“La méditation assise est un moyen de retourner chez soi et de prendre soin de soi. À l’instar de la représentation du Bouddha sur l’autel, nous pouvons nous aussi rayonner la paix et la stabilité. Nous nous asseyons le dos bien droit avec dignité et retournons à notre respiration. Nous portons notre pleine attention à ce qui se passe à l’intérieur et autour de nous. Nous laissons notre esprit devenir ouvert et sans limites et notre coeur doux et aimant.
La méditation assise apporte beaucoup de bienfaits. Nous réalisons que nous pouvons être un avec ce qu’il y a à l’intérieur de nous : notre douleur, notre colère, notre irritation ou notre joie, notre amour, notre paix... Nous sommes seulement avec ce qui est là sans nous laisser entraîner. Laissons ce qui est là apparaître, s’installer puis repartir. Nul besoin de rejeter ou de réprimer une pensée, ni de prétendre qu’elle n’est pas là. Observez les pensées et les images de votre esprit avec un regard tolérant et amical. Nous sommes libres de demeurer immobiles et calmes en dépit des orages qui peuvent éclater en nous.”
10

Quand le corps et l’esprit font un, les blessures de notre coeur, de notre esprit et de notre corps commencent à guérir. Tant que le corps et l’esprit demeurent séparés, ces blessures ne peuvent guérir. Pendant la méditation assise, les trois éléments souffle, corps et esprit sont calmés et progressivement amenés à l’unité. Si la paix est établie dans l’un de ces trois éléments, les deux autres aussi seront bientôt apaisés.

Thich Nhat Hanh11


Bien entendu, la pratique véritable ne s’arrête pas une fois que nous quittons le coussin de méditation. Nous devons ensuite pratiquer l’intégration dans l’après-méditation, en maintenant une conscience attentive et une certaine qualité de présence quoi que nous fassions. Nous pouvons suggérer de faire des pauses de “pleine conscience” toutes les heures, ramenant l’esprit en lui-même le temps de quelques respirations, ou encore réciter un mantra ou une courte prière qui nous inspire particulièrement.

Après la pratique assise formelle, maintenez cette conscience claire légère, spacieuse, tout au long de la journée. Graduellement, la conscience claire s’affermira et la confiance intérieure croîtra.../... Que vous marchiez, que vous soyez assis, que vous mangiez, que vous vous endormiez, ayez un sentiment d’aise et de présence d’esprit.../... Finalement, quoi que vous fassiez, faites-le selon le Dharma, ce qui est la façon de calmer l’esprit et de subjuguer les négativités.

Dudjom Rinpoche12

Question : Je n’arrive pas à méditer, puis-je cependant pratiquer correctement le Reiki ?

Réponse : Méditer ne signifie pas rentrer dans un état d’esprit particulier. Méditer, ce n’est pas forcément devenir différent de ce que l’on est. Méditer, c’est simplement observer la qualité de son esprit, à chaque instant. Méditer, c’est être présent, à soi-même, aux autres, à la situation du moment. Fondamentalement, méditer, ce n’est pas changer quoi que ce soit. C’est simplement “observer”. Ainsi, si une émotion s’élève dans l’esprit, selon l’approche de la méditation, ni on ne la réprime, ni on lui donne libre cours... simplement, on reste présent et vigilant à soi-même, un peu comme un “observateur”. Une très bonne approche consiste, par exemple, à observer sa respiration, et à faire “un” avec. Ceci dit, ce n’est pas une pratique de “pranayama”, de contrôle et de modification du souffle, comme dans le yoga. Il s’agit au contraire de laisser la respiration se faire d’elle-même, et de poser en douceur sa conscience dessus, sans concentration ni tension mentale excessive. Vous observerez alors que, spontanément, l’esprit s’apaise, devient plus clair, plus ouvert... plus “spacieux”, disent certains maîtres tibétains !
Encore une fois, le point dans la méditation n’est pas de ne pas avoir de pensées, mais de ne pas réagir à ce qui s’élève dans l’esprit. Quand on parle d’être calme et stable dans la méditation, cela ne veut pas dire que l’on n’a plus de pensées, mais qu’on a intégré le “mouvement” (des pensées) dans la méditation.
Comme l’explique Namkhai Norbu Rinpoché :

Méditer signifie simplement maintenir la présence, que ce soit dans l’état calme ou dans le mouvement : il n’y a rien sur quoi méditer. Il n’y a rien à rechercher, de plus clair ou de plus élevé, en dehors de la reconnaissance et de la continuation de notre état de pure présence non duelle.

Nous devenons simplement éveillés et conscients du processus, mais complètement détendus en même temps. Ceci est très proche de cet esprit d’abandon que l’on trouve dans le Reiki. C’est pourquoi le Reiki nous amène parfois spontanément dans l’état de méditation. De toute façon, les deux sont indissociables ! Beaucoup de personnes se font une fausse idée de ce qu’est la méditation, et renoncent avant même d’avoir commencé, car elles pensent que la méditation consiste à rester immobile pendant des heures, ou encore qu’il faille obtenir un état d’esprit particulier, ou s'entraîner à voir différentes couleurs... Cependant, il y a une approche beaucoup plus simple, beaucoup plus proche de nous, qui consiste simplement à être plus conscient, plus présent, plus attentif, plus vigilant et moins distrait dans sa vie. N’est-ce pas ce que nous demanderions à un bon praticien en Reiki ?! Don Alexander, mon maître de Reiki principal, a pratiqué ceci pendant dix ans en Thaïlande, en tant que simple moine. Il y a quelque chose de particulier qui se dégage de cet homme... et en même temps de si ordinaire !
Méditer, c’est retrouver ce sentiment d’authenticité et de spontanéité. Mais cette grande simplicité, bien souvent, nous échappe...

Méditer c'est maintenir son attention de façon continue sur cela qui, en nous, connaît ; c'est veiller sur cela qui est éveillé, alerte. C'est observer cela qui est à la fois l'observateur et l'observation. Peu importe s'il y a des pensées ou non, la conscience demeure la même. Quand aucune déformation n'apparaît à la surface, l'eau peut-être reconnue comme eau. Quand une perturbation la façonne, elle devient comme une vague, mais jamais elle ne cesse d'être de l'eau. Aucun mouvement de surface ne peut lui faire perdre son statut d'eau ni lui faire perdre sa nature océanique. Méditer, c'est fixer son attention sur la nature océanique de la conscience. Rien ne peut donc perturber la méditation : en méditation nous ne sommes jamais dérangés par quoi que ce soit, car tout «dérangement» est encore perçu et porté par la même conscience, la même et unique réalité océanique.

Jean Bouchart d'Orval

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Asseyons-nous ensemble quelques instants !
(Suggestion pour une courte pratique de 3 mn)

audio :

  tilidom.com

Si vous le voulez bien, là, maintenant, asseyons-nous quelques instants - peu importe la posture.
Ne tentez ni n'essayez rien de spécial. Pas même de "méditer" !
Soyez simplement, totalement et naturellement, présent, en vous-même, à ce qui EST.
Sentez cette présence ordinaire derrière le mouvement des pensées, à l'arrière plan de toute émergence se produisant dans la conscience. Laissez ainsi reposer l'esprit, dans la détente et la clarté, dans ce sentiment de Présence, d'êtreté.
Au-delà de toute identification à un nom, une forme, une histoire personnelle, il y a ce que vous êtes. Cela est disponible, cela est à notre portée. Cela est PAIX, ici, dès maintenant.
Et rassurez-vous, même si cela reste encore une expérience empreinte de dualité, même si cela semble encore nous échapper, d'un certain point de vue, comme nous le souffle le maître Zen Suzuki Roshi :
"il n'y a pas d'autre pratique que cette pratique ; il n'y a pas d'autre manière de vivre que cette manière de vivre"...

zafu reiki © Nathalie Piccioni
© Patrice Gros

Qu'il est long et difficile le chemin qui mène au coussin de méditation... !

Sogyal Rinpoché

1 Transformation et Guérison”, Thich Nhat Hanh, Éditions Albin Michel, page 115.
2 Convergence du christianisme et du bouddhisme, page 127. Je n’ai pas retrouvé la maison d’édition qui publia cet ouvrage.
3 La simplicité de la Grande Perfection, James Low, Éditions du Rocher, page 178.
4“Cette citation indique clairement que le point de départ pour un bon placement de l’esprit réside dans la posture physique. Tout méditant récalcitrant à utiliser les méthodes plus subtiles pour trouver le placement juste de l’esprit devrait au moins s’en remettre à la posture.” Le Flambeau de la Libération, Déchoung Rinpotché, page 19, Éditions Yogi Ling, 1997
5 Veuillez apprécier le petit livret fort utile de Sogyal Rinpoché : “Conseils essentiels sur la méditation”, diffusé par le centre Rigpa, 6 bis rue Vergniaud, 92300 Levallois-Perret.
6 L’Escalier de Cristal, vol. III, Éditions Marpa, page 124.
7 L’Escalier de Cristal, vol. III, Éditions Marpa, page 124.
8 L’Escalier de Cristal, vol. III, Éditions Marpa, page 124.
9 Cet extrait est tiré d’un enseignement donné par Dudjom Rinpoché à Rigpa, l’association de Sogyal Rinpoché, et fait l’objet d’une nouvelle traduction en cours. Rigpa, 6 bis rue Vergniaud, 92300 Levallois-Perret.
10 Extraits de “Pour nourrir notre joie au Village des Pruniers - Un guide pour les pratiques et les activités”, rédigé par les moines et les moniales du centre de méditation du Vénérable Thich Nhat Hanh : Le Village des Pruniers , Meyrac, 47120 Loubès-Bernac.
11 Transformation et Guérison”, Thich Nhat Hanh, Éditions Albin Michel, page 50.
12 Voir note 9.

© Patrice Gros/Éditions du Rocher

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