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USUI TEATE - USUI DÔ
Méthode
pour atteindre la perfection personnelle et spirituelle
Usui
Dô est en premier lieu un chemin spirituel. La “méthode
de guérison” n’est qu’un aspect secondaire. La volonté originelle d'Usui Sensei était de guider les êtres humains sur le chemin du "anshin ritsumei" (l'éveil spirituel et la paix du coeur), et la porte d'entrée qu'il avait choisi était le "teate ryoho" (la thérapie manuelle). Hiroshi Doi Sensei Remarques : Ainsi que je l'ai précisé dans la page "Quelques mots de bienvenue" concernant l'école Usui Teate, bien que l'ayant trouvé très inspirante, et son dirigeant apparemment très sincère, nous manquons cependant de recul pour affirmer définitivement son authenticité. Je livre donc ces informations que je laisserais à votre seule appréciation. Quelques doutes semblent exister aujourd’hui sur la date exacte à laquelle la méthode de soin fut appelée “Reiki”. Selon Chris Marsh, la pratique originelle portait le nom d'Usui Teate, ou encore Usui Dô. Usui désigne le nom du fondateur, Mikao Usui ; te signifie la main (comme dans l’art martial “kara-te”), et ate veut dire le toucher. L’expression japonaise teate désigne ainsi la “guérison manuelle, par le toucher”, ou “soin médical”. Usui Teate est donc la “méthode de guérison manuelle d’Usui”. Dans cet enseignement, l'accent est mis davantage sur le fait de se diriger vers l’illumination ou la grande paix du coeur. Usui Dô signifie, quant à lui, la “Voie sacrée d’Usui”. L’expression Reiki n’apparaissait en fait que dans les préceptes ainsi que sur la stèle funéraire d’Usui et n'était utilisé, semble-t-il, que par quelques uns de ses étidiants. La pratique du Reiki est donc une voie permettant de mener quiconque jusqu’à l’éveil spirituel et à la vérité ultime. La danse des cinq mudrâ L’harmonisation Reiki (le soin) est une pratique pour se réaliser soi-même. Reconnaissez le traitement comme étant une pratique d’amour et d’harmonie. Le praticien Reiki a un rôle “d’ange de lumière” pour répandre la lumière de l’Univers sur la terre. Hiroshi Doi Sensei À l’origine, toujours selon Chris Marsh, seulement cinq positions, principalement sur la tête, étaient pratiquées et enseignées par Usui. Le traitement de zones spécifiques venait après ces cinq positions. Là encore, ce n’est pas tant ce que l’on fait avec ses mains qui est important, mais l’état d’esprit et la motivation dans laquelle on se trouve en pratiquant (l’intention juste), où la pratique de la méditation tient une place très importante. Souvenons-nous que Mikao Usui était bouddhiste et que, selon cette tradition, la pratique de “l’assise silencieuse immobile, qui unit le calme mental et la vision profonde” (zazen shikan taza), tient une place primordiale. Il en est de même dans le Reiki. Tenez-vous en méditation près de la personne assise (ou allongée) à vos cotés. Souvenez-vous que guérir est une pratique spirituelle et méditative. Soyez donc continuellement conscients de ce que vous faites et ne permettez pas à vos pensées de vagabonder. Dans l’enseignement spirituel du Reiki, il nous est demandé de considérer les positions de mains comme étant des gestes sacrés, véritables mudras, qui guérissent le corps et éveillent l’esprit. Ces positions reprennent, dit-on, celles de Binzuru Sonja (Pindola Bhâradvâja), l’un des Bodhisattvas dont Usui utilisa les gestes (mûdra - in) comme positions de mains pour les traitements du Reiki. Ô Binzuru-san fut l’un des disciples principaux du Bouddha (le douzième des seize Arhats), renommé pour ses pouvoirs, notamment celui de soigner et guérir les maladies. Il était très populaire au Japon et avait l'habitude d'être adoré par les classes inférieures.
Pindola
Bhâradvâja/Binzuru-san Le chant des jumon - les mantras spirituels du Reiki Le mot mantra est composé de “man”, dérivé du mot “manas”, la pensée, quelquefois conçue comme pensée sacré, et de “tra”, suffixe signifiant “remplir” et impliquant que le récitant a, pendant l’exercice, son mental uniquement rempli de la présence et de la force du mantra. Michel Coquet (Budo Ésotérique, Édit. L’or du Temps)
Selon la tradition du bouddhisme ésotérique japonais, concernant la pratique de mantras (jumon, shingon), on peut faire vibrer le son à voix haute (on appelle cela “l’écho de la montagne” - yamabiko), à voix basse (le “bourdonnement de la ruche d’abeilles”), ou de façon seulement audible par le pratiquant (la “récitation du lotus”), ou encore intérieurement, seule la langue récite doucement le mantra (la “récitation du prâna”), ou mentalement (la “récitation du samadhi ou du vajra”). Il y a enfin la récitation dite “lumineuse”, qui combine l’un des types ci-dessus avec le fait de visualiser de la lumière qui jaillit du mantra et s’écoule dans la bouche. Un des points importants est de lier les sons entre eux et de porter en même temps son attention entre ses deux oreilles et de prendre conscience de la vibration interne. En fin de compte, les jumon, les mantra ou les kotodama sont davantage répétés avec le corps et le coeur qu’avec le mental ou l’esprit conceptuel. La pratique des mantras purifie le coeur et les énergies subtiles de l'être, ce qui développe la vision intérieure et l'intuition spirituelle. Rev. Yukaï
Pureté de la transmission : Non agir (tenshin), intention véritable (honshin) et conscience claire (shonen) Ce qui compte n’est pas la grandeur de l’acte ou la façon dont les choses vont apparaître, mais la motivation, bonne ou mauvaise, qui est derrière. Sogyal Rinpoché Les
praticiens et les enseignants actuels devraient posséder au moins trois
qualités essentielles : la motivation juste (l’intention pure),
une source de transmission correcte (une lignée initiatique inaltérée
conservant, si possible, l’initiation originale d’Usui, le reiju),
ainsi qu’une certaine expérience dans la pratique des soins du
Reiki et celle de la méditation assise. Mais l’intention, aussi
élevée soit-elle, peut ne pas être suffisante dans notre
discipline. Il faut être aussi relié à une lignée
authentique, exempte de déviations. Sur la base de celle-ci, l’expérience,
ensuite, donnera toute sa valeur au praticien. - La transmission du reiju qui est offerte aussi souvent que possible aux étudiants, et qui représente une bénédiction pour l’esprit. - L’application des cinq préceptes dans sa vie quotidienne : Juste
aujourd’hui,
- L’application de méditations spécifiques, comme gasshô meiso, kenyoku ho, josshin kokyu ho, hatsureiho, makoto no kokyu, zazen shikan taza, etc., permettant de développer le canal d’énergie du Reiki, de purifier certains centres et de progresser spirituellement. - La pratique des jumon/mantra, ainsi que la façon correcte de les “chanter”. Notamment, la méditation hatsureiho représente l’essence et le coeur même du Reiki. D’autres méthodes spécifiques de méditation sont enseignées progressivement durant les formations aux seconds (okuden) et troisièmes (shinpiden) degrés. Ce dont nous prenons conscience à travers l’enseignement de l'Usui Teate, c’est qu’il est une authentique pratique spirituelle et d’éveil, où prédomine l’esprit plus qu’une forme thérapeutique simple. Selon Chris Marsh, aucune transmission actuelle ne fut aussi proche de l’enseignement initial du fondateur du Reiki (avec celles de l'Usui Reiki Ryoho Gakkai transmis en Ocident par Hiroshi Doi Sensei et le Komyo Reiki transmis par le Révérand Hyakuten Inamoto Sensei).
Le point clé du Reiki : l’intention (shoshin) et la motivation pure (hon'ne) - donner un sens à sa pratique L’aspect inférieur du Reiki est le soin et son aspect supérieur est la croissance spirituelle et le mouvement vers l’illumination. Tom Jacobs Vous devez vous inspirer pour suivre les enseignements spirituels - voir à quel point le Dharma est important, à quel point les pratiques spirituelles le sont pour vous et pour le bien d’autrui. Il est très important de penser à la pratique du Dharma pour le bien des autres. Si vous commencez vraiment à penser aux autres et à pratiquer pour eux, vous pourrez avoir plus de discipline et d’inspiration. Par conséquent, si vous ne vous sentez pas inspiré à pratiquer pour vous, pratiquez pour le bien des êtres, ou pour la paix du monde. Dédiez ! Sogyal Rinpoché Quelque
que soit la pratique, le plus important est la motivation. Selon le sens profond
que lui donne la tradition tibétaine, la motivation est ce qui donne
naissance à toute chose. Cela est profondément relié à l’attitude interne que l’on doit développer dans notre pratique du Reiki.
Attitude (posture) juste (shisei) et conscience claire (shonen)
Surprenant
et insolite : si vous regardez ce dessin à une certaine distance, vous
verrez alors apparaître Avant de commencer, pensez : “Je vais prier et méditer (...) afin de soulager les souffrances et les confusions de tous les êtres.” Le bouddhisme considère en effet que si l’on commence la méditation avec l’intention de pratiquer pour le bonheur et l’éveil d’un nombre infini d’êtres, son pouvoir est multiplié. L’effet de votre pratique sera donc grandement accru et, sans se limiter à vous-même, votre méditation bénéficiera également à de nombreuses personnes. Tulku Thondup Quel
est le but du Reiki… Celui de guérir ? Bien, si c'est alors le
cas, que signifie donc "guérir"? Don Alexander Tout
notre travail consiste à développer notre attitude/posture intérieure
et à trouver l’intention et la motivation justes. Celles-ci s’expriment
notamment par le non-agir, l’impartialité ou l’équanimité
attentives, l’absence d’attente et d'attachement, un état
de transparence et de non-intervention, mais aussi de présence, d’attention
vigilante et de pleine conscience. Le point essentiel est de ne pas désirer
la guérison pour l’autre, mais de devenir et d’actualiser
en son coeur cette intention. Quand l’intention est juste alors, naturellement,
l’action devient pure. L’intention consiste à se mettre
en résonance avec celle de l’énergie universelle
du Reiki ! L’intention est la conscience claire dans un moment présent de notre connexion au Tout, lorsque nous effectuons un soin Reiki par les mains ou à distance. Cette conscience claire va au-delà de nos perceptions habituelles et du monde ordinaire. C’est une connaissance qui opère en dehors du fonctionnement mental. Là où y a la conscience claire du moment présent (l’intention), on accède à la Complétude et l’énergie de guérison coule. Une personne dans l’état d’attention (pleine conscience dans le moment présent) peut accéder à la Complétude des sujets animés comme inanimés. Tom Jacobs Souvenons-nous que l’on ne pratique pas “pour” quelque chose de précis, mais simplement en vue de l'éveil et du plus grand bonheur de la personne soignée, sans désir, ni attente, ni but, ni esprit de profit (mushotuku), dans un état de neutralité bienveillante (équanimité). C’est pour cette raison que nous joignons les mains dans la posture (l’attitude) du gasshô avant et après un soin. Enfin, sachez que toutes les méthodes enseignées au sein du Reiki sont le prolongement, l’expression ainsi que le rayonnement de l’esprit de la méditation et de l’attitude du gasshô. Tant que l’on n’aura pas maîtrisé gasshô ainsi que l’assise méditative silencieuse, on ne pourra pas être un expert dans l’application de ces méthodes, et notre pratique ne deviendra jamais un art véritable. On deviendra un véritable expert seulement quand on aura dépassé l’ego et dissout la notion du soi. Le mûdra du gasshô aide en grande partie à réaliser cela. Demeurer, même un court un instant, en méditation avant un soin permet non seulement de rétablir le calme et la clarté en soi, mais de dissoudre l’ignorance, les projections et les vues fausses, ainsi que les émotions conflictuelles de colère, d’aversion, de désir et d’attachement, envers la personne soignée. Méditer et adopter le geste pur du gasshô amène un profond lâcher prise, une ouverture inouïe, une confiance totale ainsi qu’un espace merveilleux à notre pratique.
Gasshô
nous ouvre ainsi à l’esprit du geste (zanshin), c’est
à dire, selon le maître zen Taisen Deshimaru : “l’esprit
qui demeure, sans s’attacher, et reste vigilant, attentif à l’instant
présent et à celui qui le suit... Juste attentif à ce
qui se passe, ici et maintenant.” Il nous faut donc maintenir la conscience
du geste, le fait d’être présent à ce que l’on
fait, et ainsi retrouver le sens du sacré à travers notre toucher.
Gasshô
"Faire
gassho, c’est exprimer l’humilité, l’offrande, le
respect et l'harmonie, l’unité totale de l’esprit-corps,
la communion intime avec tous les êtres sensibles, au-delà de
toutes les séparations et les différences.
Asseyez-vous en silence chaque matin et chaque soir, avec vos mains jointes placées en position de gasshô. Suivez les grands principes, et soyez pur et tranquille. Méditez en votre coeur et faites les choses à partir de l’espace tranquille à l’intérieur de vous-même. N’importe qui peut accéder au Reiki parce qu’il commence à l’intérieur de soi. Extrait tiré de l’inscription de la stèle commémorative d’Usui Sensei.
Lignée : Mikao Usui Myoren Suzuki-san Chris Marsh Patrice Gros
© Patrice Gros La mise en pratique :
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