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Gokai : Les préceptes (commandements) spirituels d’Usui-sensei
David Chadwick Il est dit qu'Usui Sensei a développé ce que l'on appelle les "cinq principes", ou "cinq préceptes", à partir d'un titre de livre écrit par le Dr. Suzuki Bizan, publié en 1914. Le titre du livre s'énonçait ainsi : "Un chemin vers le silence - juste aujourd'hui : ne sois pas en colère, n'ait pas peur, soit honnête, accomplis ton devoir diligemment, sois bienveillant avec les autres". Hyakuten Inamoto
L’art
secret d’inviter le bonheur à travers de nombreuses bénédictions Le
médicament spirituel pour toutes les maladies Juste
aujourd’hui Ne
te mets pas en colère Ne
te fais pas de souci Avec
gratitude Accomplis
ton devoir avec diligence Sois
bienveillant avec les autres
La
méthode de Reiki Usui pour l’amélioration de l’esprit
et du corps Le
fondateur, Mikao Usui
LES
CINQ RÈGLES/PRINCIPES DE VIE D’USUI SENSEI
COMMENTAIRES
: Les règles éthiques de vie proviennent toutes d’une
compréhension emplie de sagesse et d’une profonde réalisation.
Elles s’expriment sans effort dés lors que nous commençons
à réaliser le sens de la non séparation ultime entre
soi et tous les êtres. Elles sont basées sur le principe de l’interdépendance,
de l’amour universel et de la compassion sans limite. Les préceptes
ne sont pas seulement bons pour nous-mêmes, mais pour l’ensemble
de la société dans laquelle nous vivons. Ils expriment à
leur manière le maintien de l’équilibre entre toutes les
créatures et tout ce qui est animé du même Souffle de
Vie. Ils visent à nous assurer une vie heureuse et harmonieuse avec
notre monde. Il ne peut y avoir de guérison profonde de l’être
sans une conduite éthique de vie. Plus que des suggestions de comportements
justes, ils nous entraînent sur le sentier d’une plus grande responsabilité.
Ils amènent à nous observer en profondeur, à développer
vigilance et acceptation, et à faire face, comme ceux du Reiki, à
nos différentes émotions. Nous comprenons l’origine de
celles-ci et nous leur proposons les antidotes et les remèdes appropriés,
à commencer par une pratique régulière du Reiki. Ainsi,
les cinq préceptes du Reiki, tel que les a exposés Mikao Usui,
ont pour but de permettre à quiconque de prendre sa vie en charge sur
le plan émotionnel et mental, et de donner un sens spirituel à
son existence. Avec les cinq préceptes Mikao Usui ne cherchait pas
à créer une nouvelle religion, mais souhaitait permettre à
chacun de réaliser qu’il ne pouvait y avoir de réelle
guérison sans une modification de la conscience. Il se souvint alors
de ce que son maître Bouddhiste lui avait appris : tourner son regard
vers l’intérieur, éveiller sa conscience, trouver fondamentalement
en soi les causes profondes de toutes les souffrances, afin que la guérison
physique advienne. Il enseigna des règles de vie, afin que chacun puisse
participer à son processus de guérison et il insista particulièrement
sur les différentes positions de l’auto traitement pour favoriser
cet éveil intérieur.
Juste pour aujourd'hui, c'est-à-dire en réalité ici et maintenant. Les Préceptes donnent l'importance du moment présent, car c'est le seul dont nous disposons véritablement. Reste à demeurer ensuite dans la continuité de cet "instant" ! Nous avons aussi tous remarqué combien il est difficile de maintenir un engagement, des voeux ou des préceptes sur un long terme, voire sur une vie entière. Le “moyen habile” de Mikao Usui consista à proposer que chacun respecte ces différentes règles pour juste une journée, et de recommencer le lendemain, puis les jours suivants ! On ne devait pas éprouver de culpabilité si l’un des préceptes n’avait pu être observé en totalité durant une journée. Ces différents préceptes constituent une ligne de vie à suivre si nous voulons maintenir notre monde, et celui d’autrui, en parfaite harmonie. C'est à chacun de faire son possible pour les garder à l’esprit. Je pense que ces Principes ne seraient pas complets sans une pratique régulière de Reiki (auto-traitement). Nous devons également apprendre à reconnaître les leçons que contiennent nos émotions, la colère par exemple, ainsi que les soucis qui nous habitent.
Au
sein de la tradition bouddhiste, il est enseigné que la colère
est la plus négative des émotions perturbatrices, avec le désir-attachement,
d’une part, et l’ignorance ou l’opacité mentale,
d’autre part. La colère se traduit par l’agression, l’aversion,
la haine et l’arrogance. Toutes ces émotions sont une entrave
et un obstacle à la réalisation de l’Éveil. La
colère est particulièrement destructrice, tant pour soi-même
que pour les autres. Elle traduit un inconfort : la personne qui l’exprime
se trouve momentanément déstabilisée et déséquilibrée
dans son énergie. Il est facile de répondre à la colère
par de la colère. C’est pourquoi, face à un individu manifestant
ce type d’émotion, l’antidote consiste à développer
en nous la compréhension et le non-jugement. Les différentes
émotions négatives s’élèvent dans l’esprit
et sont créées par lui. J’ai le profond sentiment que,
parallèlement à la pratique du Reiki, une approche méditative,
telle que le “calme mental” ou “l’assise silencieuse”,
doit être enseignée afin d’élargir l’espace
entre soi-même et ses propres émotions, et de faciliter la reconnaissance
et la libération de celles-ci avant même qu’elles soient
devenues actives. Même si quelqu’un ou quelque chose d’extérieur
nous met en colère, il n’est que le déclencheur, le révélateur
d’un manque qui existait déjà fondamentalement en nous.
Si
tu peux résoudre un problème, Shantidéva Lors
d’une émission télévisée, Bernard Pivot
demande au Dalaï-Lama pourquoi il est toujours souriant, joyeux et détendu.
Il a, en effet, toutes les raisons d’être affligé et soucieux
car, bien qu’étant un simple moine - comme il se définit
lui-même -, il n’en est pas moins le chef spirituel et temporel
d’un pays vivant l’un des grands génocides de notre temps
; un génocide à la fois culturel, religieux et physique, il
faut le rappeler. Le Dalaï-Lama explique alors que si une difficulté
surgit dans notre vie, et que nous savons qu’il y aura de toute façon,
tôt ou tard, une solution, il est donc complètement inutile de
nous inquiéter. Et dans le cas où il n’y a aucune solution...
et bien, il est également inutile de se faire du souci, puisqu’il
n’y a pas de solutions ! C’est ce qu’indique Thich Nhât Hanh à propos de la méditation : “La technique, si nous devons parler de technique, c’est d’être dans le moment présent, conscients que nous sommes dans l’ici et maintenant, que le seul moment pour être vivants est le moment présent. Quand nous inspirons, nous disons : “Je sais que c’est un moment merveilleux.” Être vraiment ici et maintenant et apprécier le moment présent est notre tâche la plus importante.”2 Il
dit aussi, avec l’humour qui le caractérise : “L’esprit
est comme un poste de télévision avec plusieurs chaînes.
J’en choisis une qui me rend calme et tranquille...”
Honore tes parents, tes aînés, tes professeurs et tes maîtres… Ce précepte, qui était tout à fait adapté à la société Japonaise de l’époque, témoigne du respect porté à tous ceux à qui nous sommes redevables, comme nos parents, mais aussi à ceux qui nous dispensent un enseignement, un savoir ou encore possèdent la sagesse de l’âge. Ce type de respect n’est en fait pas réservé à une seule culture ; il permet de maintenir l’équilibre entre les différentes générations. En Orient notamment, le respect et la reconnaissance témoignés aux sages, aux guides et à ceux qui nous transmettent la connaissance ou nous montrent la Voie, sont extrêmement naturels. Un maître spirituel, si nous en avons un, est celui qui éveille notre dimension divine alors que nous ne sommes pas en mesure de la reconnaître totalement pour l’instant. Les enseignants, quels qu’ils soient, partagent leurs expériences, apportent leurs compréhensions et font de nous des êtres meilleurs... Témoignons-leur du respect.
Une “conduite juste” est source de bonheur pour soi et pour les autres, et tant qu’on y adhère, on peut être sûr d’être sur la bonne voie.5 Ce précepte semble apparenté à la cinquième Paramita du bouddhisme : la diligence (travailler dur). Cela signifie en réalité : trouver la joie dans ce qui est vertueux. Gagner sa vie honnêtement, honorablement, et ne pas exercer de métiers qui nuisent à autrui, pourrait être une règle de base pour une société idéale. Il nous faut travailler pour vivre, c’est une réalité que personne ne peut nier. Tachons de donner un sens noble à notre profession, par l’aide et le bénéfice qu’elle peut apporter sur un plan individuel ou collectif. Nous manifesterons, par son intermédiaire, la réalité de l’interdépendance, où chaque individu d’une même société apporte sa contribution à l’ensemble. C’est pourquoi nous devons trouver un mode d’existence juste et sans tromperie, qui aide, si possible, chacun à générer encore plus de paix dans sa vie et dans celles des autres. Nous développons, à travers notre travail, un certain sens de responsabilité et d’appréciation, et contribuons ainsi à l’Énergie de Vie. Pour expliquer ce quatrième précepte, je m’inspire très souvent dans mes stages de ce que propose le Vénérable Thich Nhât Hanh6 : “Ne pas exercer de profession qui puisse causer du tort aux êtres humains et à la nature. Ne pas investir dans des compagnies qui enlèvent aux autres toutes chances de vivre. Choisir un métier qui aide à réaliser son idéal de vie dans la compassion...”
“Ce
n’est pas nous qui vivons, c’est l’univers qui nous fait
vivre. Nous ne vivons pas seul, mais grâce aux autres. Notre vie est
un don précieux qu’ils nous font. Aussi devons-nous cultiver
un sentiment de respect et de reconnaissance non seulement vis-à-vis
des personnes vivantes ou décédées à qui nous
devons d’être là, mais encore pour chaque objet que nous
utilisons, aboutissement des efforts des autres. La vie est partout et dans
chaque chose...”7
L’importance des Cinq Préceptes dans l’enseignement du Reiki
Les cinq préceptes sont l'essence de l'enseignement d'Usui. Ce n'est que lorsqu'on pratique les cinq preceptes que l'on comprend ce qu'est vraiment le Reiki. Hyakuten Inamoto
Hiroshi Doi
Chaque
matin et soir, je joins les mains en gasshô Juste aujourd’hui
(ici et maintenant) - kyo dake wa Le respect des Préceptes fait donc partie intégrante du chemin spirituel d’Usui sensei menant jusqu’au but ultime du Reiki qu’est l’éveil de la conscience (satori), ce que Mikao Usui appelait dai an shin, ou encore, an shin ritsumei, que l’on peut traduire par : le but de l’existence est de parvenir à la grande paix du coeur-esprit (daï an shin) et de réaliser pleinement le sens spirituel de sa vie sur terre (ritsumei). Selon l’association japonaise de Reiki de Tokyo (l'Usui Reiki Ryoho Gakkaï), les cinq Préceptes contiennent toute l’expérience et la réalisation spirituelle de Mikao Usui, sous la formes de kanjis (idéogrammes). Ce ne sont pas simplement des mots écrits, mais des symboles vivants, traduisant, chacun, la vibration et l’énergie de l’illumination du fondateur du Reiki. Mais sûrement faut-il devenir un peu japonais soi-même pour comprendre pleinement cela...
Cinq préceptes et Énergétique Chinoise Voici une association que l'on peut faire entre les "cinq préceptes" d'Usui, proposés dans le Reiki, et les cinq "organes trésors" (et cinq loges correspondantes) de l'énergétique Chinoise, puisque ce système représente en grande partie le contexte à partir duquel le Reiki s'est élevé. Juste pour aujourd'hui : Ne
pas se mettre en colère
est relié au foie (& vésicule
biliaire) - élément Bois / saison Printemps
JUSTE POUR AUJOURD'HUI ! Un court enseignement d'Hyakuten Inamoto sensei Les préceptes
d'Usui sensei (kyogi) nous permettent de comprendre ce qu’est
véritablement le Reiki. Juste aujourd’hui est une partie très importante : - Aujourd’hui
seulement : laissons hier de côté, laissons le passé de
côté. Le passé est uniquement dans votre mémoire,
vous ne pouvez pas changer vos souvenirs.
Les cinq préceptes selon l'enseignement du Reiki Jin Kei Do : Sois conscient à chaque moment de ta journée :
En suivant ces idéaux tous les jours, ton esprit et ton corps se transformeront véritablement, avec le pouvoir du Reiki
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Thich Nhât Hanh, “Bouddha vivant, Christ Vivant”, Éditions
J.C Lattès, 1996. © Patrice Gros : écrivez-moi |