Éveil spirituel, énergétique Reiki et conscience Prânique

Patrice Gros

Avertissement : Ce texte est un simple témoignage et partage de ma propre expérience. En aucun cas il est une incitation à parcourir le processus décrit ci-dessous sans une préparation adéquate et un accompagnement avec une personne qualifiée. Demandez toujours un avis médical, ou parlez-en à votre médecin, avant d'entreprendre une telle démarche.

 

Le processus pranique est un véritable cadeau, qui permet l'intégration de la réalisation de l'unité dans le corps, dans la chair... La spiritualisation de la matière me semble aujourd'hui être le but de tout ce processus d'éveil en l'être humain. Même si ultimement, au niveau de la conscience, il n'y a pas de but, seulement Être et goûter la nature et la créativité de l'Être.
Bien au-delà d'une affaire d'alimentation, il s'agit donc pour moi à travers le processus pranique de goûter la connexion avec chaque élément de la manifestation, et en cela je le vis comme un processus vraiment chamanique.
Ce matin, en méditation, il m'est apparu l'évidence que le pur sentiment d'Être, quand il est profondément goûté et savouré, nourrit tous nos besoins, spirituels, émotionnels et physiques, et que c'est aussi simple que cela !

Suyin Lamour

 

Notre corps possède des centres d'énergie récepteurs et émetteurs le long de son axe, dont chacun résonne d'une fréquence vibratoire spécifique, et dont l'origine est l'énergie pure, surgie de la trame du silence primordial. C’est le souffle qui orchestre, harmonise l’ensemble de nos courants vibratoires.

Nicole Montinéri

 

Le 15 août 2017, jour de l'Ascension (je ne l'ai réalisé qu'après !), j'entamais une retraite d’une "pause alimentaire en conscience, ou nourriture, prânique" de 21 jours, c'est-à-dire sans absorber aucune nourriture solide, seulement de l'eau.
Cela n'est pas sans rappeler la retraite de 21 jours qu’a effectuée Usui sensei sur sa montagne sacrée, durant laquelle il a jeûné (certains affirment même qu’il n’aurait pas bu durant une partie de son ascèse), et qui s’est couronnée par son illumination, son "satori", c'est-à-dire l’esprit totalement en paix, uni à l’Énergie Universelle de Vie. Il en est revenu transformé à jamais et a offert ensuite au monde le cadeau du Reiki.
Le choix d’une telle retraite s’est imposé à moi comme une évidence suite à des échanges avec un ami, Pierre Leré Guillemet, qui venait de terminer le processus des 21 jours. Bien sûr, comme beaucoup, j’avais il y a déjà quelques années, visionné le film “Lumière” qui alors m’avait beaucoup inspiré et impressionné. Mais le temps n’était pas encore venu d’entreprendre une telle démarche. J'avais été aussi amené à rencontrer une élève de Reiki qui était devenue prânique depuis déjà bien des années, et qui ne buvait que des tisanes.

Cette retraite s’est inscrite comme une continuité de mon chemin spirituel actuel. Je ne pouvais l’envisager autrement, et non comme un défi ou une prouesse à accomplir dont on pourrait se sentir fier. Elle faisait donc suite à mes trente années de pratiques bouddhistes au sein du vajrayana tibétain couplées à trente années de pratiques et d’enseignement du Reiki. J’y vois d’ailleurs une similitude entre le fait de devenir “prânique” (c’est-à-dire de ne se nourrir uniquement d'énergie, de lumière ou de conscience, et non plus de nourriture solide comme la quasi majorité des personnes), d’être totalement et de façon permanente relié au Prâna, et le Reiki qui nous propose, à sa façon, d'être connecté à ce que l’on appelle le Ki Universel. Mon sentiment est que mes retraites et pratiques bouddhistes ainsi que les initiations du Reiki ont favorisé et prédisposé l’ouverture des “capteurs prâniques” durant le processus des 21 jours.

Avant de commencer cette retraite, j’étais déjà redevenu totalement végétarien, pour très vite adopter le régime végétalien, depuis un peu plus d’un an. Puis, en guise de préparation proprement dite, j’ai mangé uniquement de la nourriture crue, en réduisant mes portions alimentaires pendant 3 jours. Suite à cela, je n’ai bu que des jus de fruits et de légumes passés à l’extracteur pendant 5 autres jours, pour enfin commencer, le 15 août dernier, le processus des 21 jours.
Je m'étais aussi préparé en lisant de nombreux témoignages sur le site pranique.com, riche d'informations et de de conseils, ainsi qu'en visionnant de nombreuses vidéos sur YouTube du site FreedÔm-Generation.com. J’ai donc commencé cette retraite en totale confiance, rempli de joie et d’enthousiasme, prêt à affronter le processus de nettoyage incontournable, afin de préparer non seulement le corps physique, mais surtout le corps énergétique, avec ses nombreux canaux (nadis) et ses centres d'énergie (chakras), pour que la transition puisse s’effectuer pleinement.

Le soir du 15 août, mon ex-compagne Suyin Lamour et moi sommes allés à un marché africain. Je me suis traîné quand même un peu durant la journée, mais je tenais absolument à y aller. J'ai conduit environ pendant une demi-heure. Une fois arrivé, il y avait un concert de percussions. Je ne sais pas si j'ai absorbé le prâna du son, mais cela semblait se faire naturellement et spontanément, et je me rendais compte que je retrouvais peu à peu une énergie incroyable. J'aurais presque pu danser sur ces rythmes chamaniques (ce que j'ai un peu fait, mais en restant toutefois assis). Je n'en revenais pas. Les cinq jours de préparation (jus à l'extracteur plus les exercices de respiration lumière) y étaient sûrement pour quelque chose. Je ne ressentais plus aucune fatigue en rentrant, et j'ai très bien dormi. Ce fut une belle expérience pour commencer cette retraite !

La journée du lendemain, allongé au soleil, je faisais des pratiques de respiration prânique. Puis, je me suis légèrement assoupi. Et là, j'ai entendu ma propre voix me dire intérieurement, par trois fois, dans un état de conscience légèrement modifié : "Tu as trente ans. Tu as trente ans. Tu as trente ans". Quelle bonne nouvelle ! Il paraît que l'on peut retarder le vieillissement, voire rajeunir, avec la nourriture prânique.

À ma grande surprise, lors des sept premiers jours, qui permettent une détoxination profonde du corps, je n’ai pas traversé de véritables crises d’éliminations, contrairement à ce que beaucoup décrivent. J’avais eu au tout début, lors des 5 jours au jus de fruits et légumes, quelques maux de tête tout à fait supportables pendant moins de deux jours, avec la langue chargée (synonyme de détoxination du foie).
Durant donc cette première semaine des 21 jours, j’ai eu, pendant 3 jours, quelques douleurs rénales dont beaucoup témoignent également (à ce propos, je bénis l'inventeur de la bouillote !), ainsi qu’un sommeil irrégulier, avec des difficultés à m’endormir et des phases d’agitation et d'énervement physique au moment du coucher, comme si j’avais bu dix cafés à la suite ! Ces manifestations ont également duré quelques jours. Par contre, j’ai surtout traversé des états d’épuisements, parfois intenses, à devoir rester allongé presque la journée entière, qui a duré toute cette première semaine. J'ai ainsi appris à méditer couché, moi qui mettais un point d'honneur à avoir une posture digne d'un moine Zen !
Une chose étrange que j’ai observée durant cette période c’est, qu’en prenant le soleil, je ne transpirais quasiment plus. Et phénomène encore plus étrange, les moustiques ne venaient presque plus me piquer comme avant ! Et autre avantage appréciable, je n'ai pratiquement jamais ressenti la faim ni l'envie de manger.

J’ai vécu ce temps de retraite comme une intense période de recueillement, d’introspection, de méditation continue et de contemplation. Tout un processus à la fois alchimique, initiatique et chamanique prenait place au fil des jours. Mes méditations alternaient entre des moments de pure présence, de respiration de lumière (joshin kokyu ho), enseignée au sein du Reiki japonais, et d’autres formes que j'adaptais selon mes ressentis, ou que j'ai découvertes en écoutant les témoignages d’autres personnes. Je mêlais aussi par moment, au gré de mon impulsion, la respiration lumière avec la fréquence de la cohérence cardiaque.

Apprenez à respirer consciemment, de façon calme et ample, avec douceur. Ce n'est pas seulement de l'air que vous respirez. Maintenez cette respiration douce, posez votre attention sur ce souffle qui vous pénètre au coeur. Il est l'énergie de l'univers, une, originelle et libre. Cette énergie descend en vos profondeurs, les anime, les éclaire. Puis, elle s'élève le long de votre axe central, vivifie le coeur, lui donne la chaleur qui le fera vibrer. Soyez conscients de la présence de cette énergie en vous, de sa puissance, de son intense créativité. Cette attention au souffle est la porte d'entrée.

Le souffle est le mouvement dynamique de la vie. Celui qui connaît le souffle le devient. Il devient le flux et le reflux de la vie qui le traverse, qui n'est autre que l'aspect énergétique de la Conscience. Il est nécessaire de participer au souffle, de le sentir s'engouffrer dans notre axe subtil en une dynamique ascensionnelle, de le sentir réactiver nos centres par une résonance de plus en plus profonde, de le sentir ranimer la puissance vibratoire de la vie de notre conscience. C'est le souffle qui nous mène à la grande Conscience de résorption. 

Nicole Montinéri

Parfois encore je psalmodiais intérieurement certains mantras, soit ceux du Reiki (celui de la Grande Lumière principalement), soit un mantra tibétain spécifique permettant d'intensifier la force vitale et d'accompagner ce processus de purification.
En parallèle, je pratiquais un excercice de kiko (version japonaise du Qi Gong chinois) que nous avait transmis mon enseignant en Reiki Don Alexander (son fameux "Ten Chi Mahé Yoko"), mais aussi beaucoup d'auto-traitements, et quand j’en avais la force, nous échangions des soins et des initiations avec Suyin, elle-même praticienne et enseignante de Reiki. À chaque fois, j’en ressentais une vigueur bienfaisante et apaisante. Le Reiki est une aide considérable quand on traverse ce processus, notamment lors des moments de grande faiblesse ou lorsque des douleurs apparaissent. Et c'est une véritable bénédiction si vous avez à coté de vous une personne capable de vous apporter un tel soulagement
Voici une anecdote que je souhaite partager : lorsque j’ai commencé ma retraite, j’ai voulu vérifier le degré d’ouverture de mes capteurs prâniques. J’ai sollicité pour cela à la fois ma compagne ainsi qu’une autre personne experte en radiesthésie. C’est avec une grande surprise que, toutes deux, m’ont annoncé que mes capteurs énergétiques étaient déjà ouverts à 70 %.
Puis, suite à deux reijus (initiations) que nous avons partagées au tout début avec Suyin, l’ouverture des capteurs avait encore augmenté de 10 %. Il est évident pour moi maintenant que les initiations du Reiki permettent l’alignement et l’ouverture de notre corps énergétique et contribueraient au fait de pouvoir par la suite devenir prânique avec plus de facilité. D'ailleurs, beaucoup de personnes prâniques ont naturellement développé des capacités pour les soins énergétiques, canalisant l'Énergie avec beaucoup de puissance et de sensibilité, puisqu'elles sont désormais directement connectées à la Source, tout comme Mikao Usui le fut à travers son ascèse spirituelle. Suyin me confirma d'ailleurs que le rayonnement de mon énergie s'était accru en cours de retraite, sans que j'en prenne conscience moi-même. J'ai beaucoup apprécié de l'avoir à mes cotés, de par sa présence, l'attention et le soutien qu'elle me portait ainsi que les soins qu'elle me prodiguait, sans même parler des méditations et des promenades que nous partagions ensemble. Et, d'un certain coté, elle profitait tout autant que moi de ce temps d'intériorité, modifiant par là-même la façon de se nourrir.

Le dernier de ces sept premiers jours se termina le soir de l’éclipse solaire. Là encore, ce fut une belle synchronicité. Nous allâmes ce soir là méditer en haut d'une colline jusqu'à ce que le soleil finisse sa course. Ce serait trop long à raconter en détails, mais c'est impressionnant le nombre de signes, de réponses et de messages que je recevais au moment même où j’en avais besoin. Cela ne faisait que confirmer la justesse de ma démarche. Je me sentais totalement guidé et accompagné. Je vivais aussi des états de joie, d’expansion de conscience et, chose étrange, je perdais la notion psychologique du temps habituel. J’étais en permanence comme absorbé dans le moment présent. Trois heures pouvaient s'écouler avec l'impression que cela n'avait duré qu'une demi-heure... Je ressentais par moment une grande sensibilité, pouvant m'émouvoir à l'écoute d'un chant sacré Indien, ou pleurer à la lecture d'un texte spirituel particulièrement inspirant. Mon coeur s'ouvrait de plus en plus. J'éprouvais également une grande gratitude pour mon corps, mes organes et toutes mes cellules, et je leur envoyais toute la reconnaissance et l'amour que je pouvais. Cela me faisait penser au maître Zen Thich Nhat Hanh qui propose de poser ses mains sur chacun de ses organes, d'être rempli de reconnaissance et de les remercier pour tout le travail qu'ils effectuent depuis notre naissance, et de leur offrir en retour tout notre amour et toute notre pleine conscience.

Les sept jours suivants sont sensés purifier non plus la sphère physique, mais la dimension psychologique, émotionnelle, affective et mentale, c’est-à-dire tous nos schémas, nos programmes erronés, nos conditionnements inconscients, notre système de pensées et de croyances limitantes, nos zones d’ombres et autres traumatismes enfouis dans la psyché. Un nettoyage cellulaire et, paraît-il, des mémoires transgénérationnelles s’effectuent au fil des jours. Là encore, contrairement à beaucoup d’autres personnes qui ont eu soit des libérations émotionnelles, des moments de déprime, des rêves significatifs ou des souvenirs anciens remontant à la surface de la conscience, je n’ai pas remarqué, pour ma part, quelque chose de particulier, hormis toujours cette grande fatigue les 2 premiers jours (signe évident de détoxination en cours). Je pense que cela vient du fait qu’une partie du processus avait déjà été accomplie en amont, suite à mes années de pratiques bouddhistes et celles du Reiki, auxquelles il faut aussi ajouter des années de travail sur soi par diverses approches thérapeutiques. Pour autant, j'ai considéré cet état d’épuisement comme le signe que des tensions internes, des résistances inconscientes et des aspects sûrement rigides de ma personnalité étaient en train de lâcher. Puis, le troisième jour, quelque chose commença à changer. Je me suis rendu compte que je pouvais ne dormir plus que quatre heures par nuit, et que je retrouvais peu à peu mon dynamisme. Je pouvais ainsi effectuer des promenades plus longues sur les sentiers escarpés des Cévennes.

On considère que l'on est véritablement prânique lorsque les trois critères suivants sont acquis : un sommeil diminué de moitié, une vitalité retrouvée et même accrue, et un poids stabilisé. Même s'il ne faut pas confondre une pause alimentaire en intégration prânique avec un "jeûne thérapeutique" classique, il y a une incontournable perte de poids durant le processus, dû au phénomène de détoxination et aux déconditionnements des schémas mentaux. Concernant mon poids, j’ai perdu depuis le début du processus environ 8 bons kilos par rapport à mon poids habituel (car j'avais pris 2 kilos quelques semaines avant de commencer ma retraite), ce qui au final est relativement peu (certains ont perdu jusqu'à 15, voire 20 kilos !). Une reprise de poids s'effectue naturellement et progressivement par la suite, selon ce qui est juste et adapté à chacun.
Le but d'une telle retraite est, rappelons-le, d'établir une imprégnation énergétique en vue de réveiller la mémoire prânique au niveau de la cellule. Pour confirmer l'état prânique, il faut donc avoir activé, à la fin des 21 jours, la totalité du circuit global énergétique, à la fois du corps, des méridiens, des chakras et des capteurs prâniques. Pour autant, nous sommes tous déjà prâniques à la naissance. C'est juste une question d'intensité dû à l'ouverture de ces capteurs. J'ai entendu dire que la majorité des personnes ont leurs capteurs d'ouvert à 10, 15 ou 20 %, selon les individus. Mais le niveau de conscience planétaire évoluant en ce moment, j'ai l'impression qu'une activation naturelle et spontanée est en train de s'établir pour la plus grande majorité d'entre nous, à un niveau mondial. Ainsi que je l'écrivais à propos du Reiki : D'un certain coté, on pourrait dire que nous sommes tous déjà reliés à l'Énergie Universelle de Vie. Cependant, la spécificité des initiations (reiju) transmises dans le Reiki est, si ce n'est de révéler pour certains, de renforcer le lien et la connexion avec la Source et de rendre plus puissante la pratique des soins énergétiques qui en découlent.

Avec la nourriture prânique, on ne cesse pas de se "nourrir" pour autant, pas plus qu'il ne s'agit d'un rejet ou d'une privation de nourriture solide, et on ne crée pas de frustration non plus. On ne juge pas davantage ceux qui se nourrissent d'aliments ordinaires, voire même on se réjouit de les voir heureux lorsqu'ils mangent. Dans l'état prânique, on se nourrit simplement différemment, en absorbant naturellement l'Énergie Cosmique. On se nourrit de Conscience, d'Amour, de Présence et du pur sentiment d'Être. Comme le précise Suyin : Le pur sentiment d'Être nourrit tous nos besoins, spirituels, émotionnels et physiques.

Une fois nos capteurs ouverts, on a toujours la liberté de manger ou la liberté de ne pas manger, d'aliments solides. Libre à nous ensuite, durant une occasion particulière (réunion de famille ou une invitation chez des amis, par exemple), ou simplement pour conserver un lien social, ou encore par pur plaisir, d'accepter de partager un bon repas de temps en temps. Simplement, celui-ci sera pris en pleine conscience et avec joie, savourant dans toute son intensité les mets servis. Par contre, si tel est le cas, on ne mangera plus de grandes quantités comme avant, par faim, par besoin et encore moins pour combler un manque ou par compulsion. Et que l'on soit prânique ou pas, tout en fait est une question de nourriture consciente. Nous devons, surtout, rééduquer notre façon de nous nourrir, notamment en respectant le plus possible le règne animal. Ainsi en est-il de la conscience prânique, que je considère être un acte d'amour universel.

Les deux jours suivant passaient et se déroulaient selon la logique du programme : poids plus ou moins stabilisé, temps de sommeil diminué et un regain, certes encore très progressif, de vitalité et d'énergie.
Durant cette période, j'ai fait quelques rêves étranges voire symboliques, notamment celui où je croquais, avec une totale innocence et inconscience, dans une pomme alors que j'étais encore en plein processus de pause alimentaire. Lorsque je m'en rendais compte, j'étais pris d'un intense remords, pensant même que cela allait remettre en question tout le programme de transition prânique !
Je rêvais aussi que j'animais un stage de Reiki. Je commençais le week-end en lisant un long texte que j'avais écrit, plutôt ardu et d'une haute portée philosophique. Juste avant d'aborder le dernier paragraphe je demandais à mes élèves comment ils se sentaient. La grande majorité me répondait qu'ils n'étaient pas sûrs d'avoir tout compris. Je leur répondais alors qu'il s'agissait d'un texte qui expliquait et décrivait en détails la nature essentielle de la conscience éveillée. J'étais évidemment bien incapable de me remémorer ce texte à mon réveil !

Puis, dans la nuit du quatrième au cinquième jour, il s'est passé quelque chose d'inhabituel. Alors que j'étais couché, à pratiquer mes excercices de respiration, je sentis un courant frais venir me caresser la joue droite, alors que les fenêtres étaient fermées et qu'il n'y avait aucun courant d'air dans la chambre. Je percevais comme une présence à mes cotés. Puis, j'ai ressenti cette présence bienveillante entrer en moi, effectuant ce qui semblait être une chirurgie énergétique, surtout au niveau du ventre, tel un accordage intérieur, pouvant selon moi favoriser l'ouverture de mes capteurs prâniques. Je me sentais enveloppé d'une énergie légérement vibrante et douce à la fois. J'étais parcouru de fourmillements, puis, je me suis mis à trembler quelques instants, mais ce tremblement venait plutôt de l'intérieur. Pendant tout ce temps, j'étais particulièrement conscient, serein, totalement en confiance, m'abandonnant simplement à cette expérience, entièrement offert. Cela a duré à peine quelques minutes. J'ai particulièrement bien dormi cette nuit là, un peu plus longtemps que les nuits précédentes. Une nouvelle phase de transmutation alchimique semblait s'opérer en moi. À l'aube de la dernière semaine, je remerciais avec gratitude cet "ange du prâna" d'être venu me visiter et me soutenir dans ma retraite, même si les deux journées qui suivirent mobilisa une fois de plus toute mon énergie, suite à cette nouvelle procédure d'activation.

En me réveillant de la sieste, je perçus une forme de lumière qui planait au-dessus et à côté de moi. C’était comme si elle amenait vers mon dos une petite cruche d’eau pour approcher de mes reins les gouttes d’eau éthérique. Ce fut, en y repensant, un événement merveilleux, délicat et plein d’amour, qui m’a fait percevoir le travail de la fraternité céleste et des êtres spirituels avec émerveillement et gratitude, et qui m’a considérablement fortifiée.

Extrait du témoignage de Gertrud Müller

 

Ce fut tout d’abord un être élevé, d’une grande force de lumière et d’amour, qui vint vers moi et travailla sur moi avec un dévouement zélé.

Extrait du témoignage d'Angela-Sofia Bischof

 

Voici arrivé le dernier jour de cette deuxième semaine. J'ai encore perdu 700 grammes, signe que j'ai évacué beaucoup de toxines émotionnelles et mentales suite à la "chirurgie énergétique" des aides invisibles. Cela devait être nécessaire.
Mais vu l'état d'extrême fatigue dans laquelle je me trouvais (j'avais quand même passé ces deux dernières journées quasiment à dormir ou à méditer allongé, tissant tant bien que mal ma chrysalide), j'ai donc décidé de mélanger des jus de fruits avec de l'eau. J'ai fait tester en radiesthésie si cela était approprié, et si cela ne s'opposerait pas au processus. Il s'est avéré que non, mais que dans mon cas actuellement, cela devenait même vital. En fait, mon amie radiesthésiste s'était inquiétée à distance. Selon ses tests, je me trouvais sur la ligne limite entre "santé et maladie". Il devenait donc impératif pour moi que, si je continuais à maigrir et à ne plus retrouver mon énergie de base, je devais momentanément modifier ce programme en remangeant progressivement de la nourriture solide, quitte à reprendre le processus plus tard. De plus, nous étions un dimanche, et je devais le mercredi suivant parcourir les quatre heures de route qui me séparent de Nice, suivi d'un départ pour Paris en avion le vendredi matin, afin d'y animer un stage de Reiki.
Me réveillant donc très fatigué ce matin du quatorzième jour, additionné à une nouvelle perte de poids, j'ai donc décidé de me ré-alimenter progressivement. Bien sûr, il n'y avait rien d'anormal à ce stade de se sentir épuisé, et ma perte de poids n'avait rien d'inquiètant en soi. Beaucoup sont passés par là. Mais je n'étais pas sûr de disposer d'assez de temps pour entrer dans la phase complète d'intégration de ces 7 derniers jours. Rien ne disait que je ne serais pas remonté en énergie, mais je ne voulais pas non plus me mettre en danger. La dernière semaine du processus de 21 jours est sensée être la phase de reconstruction et d'adaptation après les deux semaines de grand nettoyage.

Je vais laisser les choses désormais suivre leur rythme, continuer ce processus mais de façon plus progressive. La méthode douce semble désormais plus adaptée à ma structure énergétique et en lien surtout avec le temps dont je dispose actuellement.

Ce processus des 21 jours n'étant pour autant pas totalement achevé, j'ai comme l'intuition que c'est maintenant, en fait, que tout commence pour moi ! La phase d'intégration peut durer plusieurs mois, voire plusieurs années, et en fait s'échelonner sur toute une vie. Des phases de changements vont encore se produire. Beaucoup d'aspects cachés peuvent remonter à la surface de la conscience. Un nettoyage en profondeur va continuer à s'activer, jusqu'au plus profond de mes cellules, et jusqu'à l'ADN, comme certains l'affirment. Des blocages anciens, des programmes de maladies non guéries, des souffrances émotionnelles et affectives enkystées, vont se nettoyer peu à peu. Ce processus est un peu comme une nouvelle naissance.

Actuellement, nul n'est obligé, même si c'est préférable pour véritablement amorcer le processus prânique et détoxiner le corps et la conscience en profondeur, de suivre le programme des 21 jours, à condition, une fois encore, que l'on s'y soi préparé et d'y être bien acompagné. On peut tout aussi bien le mettre en place de façon progressive, au rythme de chacun, ce processus pouvant s'étaler sur plusieurs mois ou années, avec autant d'efficacité et un maximum de confort. C'est l'approche que beaucoup de personnes souhaitant devenir prânique vivent désormais, dont ma compagne, en changeant progressivement leur alimentation et la façon, surtout, de se nourrir, avec beaucoup plus de conscience.
Mon amie me disait que se nourrir était devenu pour elle un acte sacré. J'aimerais proposer, car c'est l'expérience qui est la mienne désormais, d'aborder son repas à partir d'un espace de silence et de présence intérieure (cela ne s'applique pas d'ailleurs qu'aux repas, mais à tout ce que l'on entreprend). Faire de son repas un temps de méditation. Honorer le vivant à chaque bouchée. On peut ainsi prendre un moment pour effectuer plusieurs respirations prâniques puis, seulement ensuite, se nourrir consciemment, en considérant et en informant ses cellules que ce n'est pas seulement de la matière solide que l'on absorbe, mais aussi du prâna, sous cette forme particulière.
Peut-être devrait-on aussi manger en silence, ou au moins une partie du repas, pleinement dans le présent, dans la pure sensation gustative, et sans sollicitations extérieures surtout (télévision, radio, etc.). Pratiquez la lenteur, prenez votre temps, et mastiquez longtemps la nourriture en suivant l'adage des yogis : "Il faut boire les solides et manger les liquides" ! Dans le Zen, le temps du repas est une pratique spirituelle en soi !
Une chose étrange s'est aussi produite pour moi : il y a ce que l'on fait entrer dans sa bouche, mais il y a aussi ce qui en sort. Depuis ce processus, j'ai le souci constant de trouver le mot juste, au plus près de mes ressentis, lorsque je m'exprime. De même, il y a des tas d'expressions que je n'utilise plus, si elles génèrent ou sous-entendent quelque chose de négatif, même si cela est dit avec humour. Je ne cherche pas à changer mon vocabulaire pour autant, simplement il s'adapte et se réajuste spontanément. Je remarque que ma façon de parler est différente également : elle exprime plus de douceur, véhiculant peut-être davantage de prâna qu'avant...

À peine rentré des Cévennes, j'ai passé toute ma journée du jeudi à faire des courses et à jardiner, notamment tailler les haies après deux mois d'absence. Le lendemain matin, toujours rempli de dynamisme, je prenais l'avion pour Paris. J'ai retrouvé toute ma pleine vitalité en très peu de temps. Bien sûr, je me réalimente de nourriture solide, de façon quand même très raisonnable. Mais nul ne pouvait imaginer, qu'il y a à peine quatre jours, je cumulais 18 jours de pause alimentaire.
Puis, comme prévu, j'ai donc animé un stage de deuxième degré de Reiki le week-end suivant, avec toute l'intensité qu'il demande, et une clarté d'esprit ainsi qu'une inspiration incroyables. Je remarque que je dors peut-être aussi moins qu'avant, sans ressentir de fatigue le reste de la journée.

Le lundi 4 septembre devait être la date durant laquelle je terminais le processus des 21 jours. Hélas, pour les raisons évoquées plus haut, je n'ai pu mener à bien, faute de temps, cette dernière étape, conformément au protocole habituel. J'ai la sensation pourtant que quelque chose déjà a pris place. Je vais donc le reprendre, réduire mon alimentation, puis espacer progressivement mes repas et effectuer des pauses alimentaires si possible une fois par semaine, et bien sûr, continuer à respirer de la lumière et à ré-informer mes cellules qu'elles peuvent désormais puiser le prâna directement à la Source. Cela sera fait jusqu’à ce que j’ai la pleine sensation que mes capteurs et récepteurs soient enfin parfaitement et définitivement ouverts... tout en sachant que, le plus important, c'est de vivre le processus qui m'y amène, notamment à travers l'incontournable phase de purification, effectuée dans l'écoute et l'accueil qu'il se doit...

Pour découvrir les bienfaits et les nombreux avantages de la nourriture prânique, je vous invite à visionner ces deux vidéos (la seconde est une interview plus compléte de Gabriel Lesquoy qui explique en profondeur le processus de préparation, de transition et d'intégration) :

 

© Patrice Gros, août/septembre 2017

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